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Blues for Yna Yna – The Artist Selects: Gerald Wilson (Blue Note 31439)

In Album, Blues for Yna Yna on December 20, 2009 at 9:36 am

Musicians:

Gerald Wilson (leader), Richard ‘Groove’ Holmes (organ), Carmell Jones(trumpet), Harold Land (tenor sax),

Ray Triscari, Jimmy Zito, John Audino (trumpets), Bob Edmondson, Lester Robertson, John Ewing, Kenny Shroyer (trombones), Buddy Collette (flute, alto sax), Harry Klee (alto sax), Teddy Edwards (tenor sax), Jack Nimitz (baritone sax), Jimmy Bond (bass), Mel Lewis (drums)

Composed by Gerald Wilson

Recorded: Los Angeles, September 9, 1961

Gerald Wilson led bands on and off during the 1950s, but except for a group of recordings for the King label in ’54, could not get a record contract. Dick Bock, president of Pacific Jazz, was interested but did not have the money. Albert Marx signed Wilson and put up the money for Gerald’s recordings that Bock released. Assembling a powerhouse group of established studio men and younger soloists (some of whom Wilson discovered), the maestro went into the studios with guest organist Holmes. This minor blues waltz got a lot of airplay all across the country, and was a great start toward reestablishing Wilson’s band. Solos are played by Jones (one of his earliest recordings) and Land.

Cette compilation Artist Selects est une véritable aubaine pour (re)découvrir la musique de Gerald Wilson, dont les disques les plus anciens (You Better Believe It !, Moment of Truth, Portraits, On Stage, The Golden Sword) demeurent scandaleusement indisponibles, en tout cas à des prix raisonnables. A moins de se procurer la splendide mais onéreuse rétrospective parue chez Mosaïc (disponible elle aussi de façon aléatoire), déguster le répertoire du maître relevait du parcours du combattant.

Ce compositeur, arrangeur et chef d’orchestre a pourtant mené de main de maître un big band de haute tenue dans la région de Los Angeles pendant de nombreuses années. On trouve ici, sélectionnées par Wilson lui-même, seize pépites de jazz West-coast bourrées d’énergie et d’inventivité, enregistrées entre 1961 et 1966. Soixante-quinze minutes de musique au total. Et quelle musique !
A signaler, qu’on remarque parmi les collaborateurs réguliers des projets de GW, rien de moins que le trompettiste Carmell Jones, les saxophonistes Anthony Ortega, Bud Shank, Harold Land ou Teddy Edwards, le guitariste Joe Pass, le vibraphoniste Roy Ayers, le pianiste Jack Wilson, l’organiste Richard « Groove » Holmes, le batteur Mel Lewis… Quasiment une arche de Noé des jazzmen les plus talentueux de la côte ouest.
Avec une telle équipe à sa disposition, pas étonnant que le leader ait écrit des arrangements toujours exquis et nuancés, couleurs intimistes ou explosions sonores décapantes…
Le tonique « Nancy Joe » et ses chorus flamboyants, suivi du sublime « Teri », crépuscule pastel illuminé par la guitare acoustique de Joe Pass, illustrent bien ces talents pluriels.

Les compositions de Wilson, exemplaires, laissent rêveur quarante ans plus tard. Quant à la modernité des orchestrations, elle semble défier le temps avec un panache incroyable.
Comme dans « Paco », fresque sanguine chargée de mystère, ou dans « Eric », un hommage à Dolphy endiablé et rayonnant, aux reflets mingusiens, enregistré peu après la disparition du clarinettiste.
Outre les quatorze originaux du leader, on peut savourer deux reprises : le « Milestones » de Miles Davis, trépidant et bigarré dans cet arrangement pour grand ensemble, et le « Round Midnight » de Thelonious Monk, ouaté et recueilli avant de muer en salve tonique et délicieuse.

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